Plafonnement des arrêts maladie : "C’est du bricolage, l'essentiel des mesures à prendre est ailleurs", estime un économiste de la santé
À partir de cette semaine, les arrêts maladie en France deviennent plus courts : un premier arrêt ne pourra pas dépasser un mois, et chaque prolongation sera limitée à deux mois, sauf exceptions. Cette réforme, intégrée au budget de la Sécurité sociale, vise à réduire les dépenses liées aux arrêts de travail, qui pèsent près de 18 milliards d'euros par an. Pourtant, un économiste de la santé estime que cette mesure est une rustine sans impact réel. Selon lui, le vrai problème vient surtout de l'état de santé global des Français, en baisse à cause du vieillissement, des maladies chroniques ou des troubles mentaux. Il pointe aussi l'absence de prévention et de coordination dans le système de santé, bien plus coûteuse que les abus supposés.