La canicule est un krach «écolonomique»
Une canicule intense rappelle que notre modèle économique actuel pousse parfois la nature dans ses derniers retranchements. Pour l’économiste Timothée Parrique, cette situation montre que l’environnement ne doit pas être traité comme un simple outil au service de la croissance. Au contraire, c’est l’économie elle-même qui devrait s’adapter aux limites de la planète, et non l’inverse. Cette idée remet en cause l’idée reçue selon laquelle le progrès économique serait toujours compatible avec la préservation des écosystèmes. La crise climatique agit comme un signal d’alarme : si on ne change pas de cap, les dégâts pourraient coûter bien plus cher que les bénéfices de la croissance à tout prix.