"On a besoin de sang après les exactions" : au tribunal de Paris, des comparutions immédiates sous tension et des avocats en colère après les violences du 17 octobre
Depuis le week-end du 17 octobre, Paris vit au rythme des procès express après des violences urbaines liées à des manifestations contre la hausse du coût de la vie. Des centaines de personnes interpellées sont jugées en urgence, avec des peines parfois lourdes dès le premier passage au tribunal. Entre cocktails Molotov, messages échangés sur les réseaux sociaux et pillages, les profils des accusés varient : étudiants, jeunes travailleurs ou simples manifestants pris dans la tourmente. Les avocats dénoncent une justice expéditive, accusant le gouvernement de vouloir faire un exemple. Les familles, souvent sans nouvelles pendant des jours, attendent dans les couloirs du tribunal, tandis que certains dossiers sont abandonnés pour des vices de procédure.