Non, la nationalité de Nadav Lapid ne dit pas tout de ses convictions ni de ses choix moraux
Un cinéaste israélien, Nadav Lapid, a été écarté d’un festival de cinéma à Marseille après des pressions de réalisateurs qui lui reprochaient à la fois le financement public de ses films et sa nationalité. Pourtant, ce réalisateur critique depuis des années la politique de son pays, au point d’en être souvent attaqué en Israël. L’affaire soulève une question plus large : jusqu’où peut-on juger une personne à travers son passeport plutôt que ses actes ? Entre boycott des institutions et rejet des individus, le débat interroge notre capacité à distinguer les citoyens de leurs gouvernements, surtout dans un conflit aussi complexe que celui d’Israël-Palestine.