Brûlés, asphyxiés, déshydratés… Les animaux, premières victimes de l’incendie de Fontainebleau
La forêt de Fontainebleau, habituellement pleine de vie avec ses oiseaux et ses paysages variés, est aujourd’hui méconnaissable. Deux incendies récents ont calciné plus de 2 000 hectares, laissant derrière eux un décor de cendres, d’arbres carbonisés et un silence troublant. Dans la réserve biologique de la Haute-Borne, plus un chant d’oiseau, plus un bruissement : juste l’odeur âcre de la fumée et des traces de souffrance animale. Les pompiers ont maîtrisé les flammes, mais les dégâts collatéraux, comme les animaux piégés par les flammes ou asphyxiés par la fumée, sont déjà visibles. L’Office national des forêts, qui gère le site, tente d’évaluer l’ampleur des pertes pour la biodiversité locale.