Les Albanais dans les rues rêvent toujours d’Europe et de changement
À Tirana, la capitale albanaise, des centaines de jeunes se pressent devant le ministère de l’Intérieur pour signer deux pétitions historiques. Leur but ? Organiser les premiers référendums du pays depuis la fin du communisme en 1991. Le premier veut supprimer une loi qui permet à quelques entrepreneurs d’acheter des terrains pour un euro et de ne pas payer d’impôts sur leurs profits. Le second s’attaque à une autre loi, celle qui autorise l’exploitation intensive de zones montagneuses, alors que les côtes albanaises sont déjà malmenées par le tourisme de masse. Derrière cette mobilisation, un avocat de 38 ans, Adriatik Lapaj, qui a lancé un parti de centre droit il y a trois ans et organisé des mois de manifestations contre la corruption du gouvernement.