La justice va-t-elle devoir remettre en liberté des mineurs accusés de crime en attente de leur procès ?
À partir du 1er juillet 2026, la justice française pourrait devoir libérer des mineurs accusés de crimes graves, faute de loi adaptée. Le Conseil constitutionnel a en effet jugé illégal le maintien en détention provisoire de jeunes de 16 à 18 ans, sans limite de durée spécifique. Pourtant, le gouvernement n’a pas encore voté de texte pour corriger cette faille juridique. Résultat : une dizaine de cas pourraient être concernés, avec un risque de remise en liberté automatique si rien ne change. Les procureurs ont reçu l’ordre de signaler toute libération et de vérifier les alternatives à la prison. Certains avocats pourraient profiter de cette zone grise pour contester les détentions en cours.