Prison ferme, inéligibilité et révocation de la magistrature... Au procès de Rachida Dati, le parquet réclame de lourdes peines
L’ancienne ministre Rachida Dati a écopé d’une demande de peine très lourde lors de son procès pour corruption et trafic d’influence. Le parquet lui reproche d’avoir signé un contrat d’avocate bidon avec Renault-Nissan en 2009, alors qu’elle était eurodéputée, sans jamais travailler pour eux. En échange, elle aurait défendu les intérêts du constructeur au Parlement européen. Le parquet évoque une trahison de la probité publique, surtout pour une figure qui incarnait la justice. Quatre ans de prison ferme, cinq ans d’inéligibilité et l’interdiction d’exercer toute fonction publique sont réclamés. Si le tribunal suit, elle perdrait son poste de maire et ne pourrait plus revenir à la magistrature.