"Il m'a proposé 1 000 euros, j’ai accepté" : l'inquiétante progression de la corruption liée au narcotrafic
Dans les prisons françaises, les narcotrafiquants utilisent leur argent pour corrompre des surveillants, greffiers ou agents pénitentiaires. À Luynes, près d’Aix-en-Provence, une ex-surveillante a accepté 1 000 euros et du cannabis pour faire entrer de la drogue, avant d’être condamnée à trois ans de prison. Les téléphones portables, autre monnaie d’échange en détention, sont aussi introduits en masse : plus de 2 000 ont été saisis en 2025 dans cette prison. Même les tribunaux ne sont pas épargnés : à Marseille, des greffières et adjointes administratives ont été mises en cause pour avoir transmis des infos à des réseaux criminels. L’argent du trafic, colossal, permet aux trafiquants de s’offrir des complicités à tous les niveaux.