Les ultrariches rêvent-ils vraiment de se bunkériser ?
Dans son roman *Le Fondateur*, Giuliano da Empoli imagine un milliardaire de la tech inspiré de Peter Thiel, qui se réfugie dans un bunker ultra-organisé, presque monacal. Ce lieu souterrain devient pour lui un espace de contrôle absolu, où tout est conçu à son image : des bureaux identiques, des lits alignés, des salles de réunion minimalistes. L’auteur explore l’idée que ces ultra-riches pourraient voir dans ces bunkers un idéal de société, loin des contraintes du monde réel. Une question se pose alors : ces refuges sont-ils le signe d’une paranoïa ou d’une quête d’ordre absolu ? Da Empoli évoque aussi une théorie selon laquelle ces figures de la Silicon Valley seraient des gnostiques, cherchant à façonner un monde à leur mesure.