"Une vraie crainte que ces dossiers soient bâclés" : les magistrats peuvent-ils examiner 70 000 plaintes pour violences sexuelles sur mineurs en un mois ?
Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a ordonné aux procureurs de passer en revue 70 000 plaintes pour violences sexuelles sur mineurs, non traitées ou classées sans suite, d’ici le 14 juillet. Cette mission, présentée comme une priorité absolue, vise à éviter que des dossiers urgents restent bloqués pendant des mois dans les services de police ou de gendarmerie. Les magistrats doivent surtout vérifier s’il n’y a pas de retards injustifiés, sans réexaminer chaque affaire en profondeur. L’objectif est de protéger les mineurs encore concernés, mais la méthode inquiète : certains craignent que la précipitation ne mène à des erreurs ou à des classements précipités.