En Russie, les blessés venus du front saturent les hôpitaux civils : “Plus de places pour vous”
En Russie, les hôpitaux civils sont saturés par l'afflux de blessés de guerre, souvent renvoyés faute de place, comme une habitante de Sibérie dont la mère, opérée plusieurs fois, s'est vue refuser une hospitalisation. Pour absorber ce flux, l'État réquisitionne des structures civiles – maternités, services de consultation ou hôpitaux – et en construit de nouveaux, mais les délais et les moyens manquent cruellement. Le système de santé, déjà en tension, manque de 23 300 médecins et 63 600 soignants, avec des pénuries encore plus graves en dehors des grandes villes. Les militaires, prioritaires, accaparent les ressources des hôpitaux civils, parfois au détriment des civils, tandis que les budgets alloués à la santé militaire disparaissent dans les méandres de la corruption.