L'Iran a exécuté près de 60 manifestants et dissidents politiques en cinq mois, selon une enquête de Human Rights Watch
Depuis mars 2025, l’Iran a exécuté près de 60 manifestants et opposants politiques, selon deux ONG qui dénoncent une vague de répression sans précédent. Beaucoup de ces condamnations s’appuient sur des aveux extorqués sous la torture ou des procès bâclés, parfois en public. Les autorités ciblent surtout les participants aux grandes mobilisations de 2022 et 2025, comme le mouvement « Femme, Vie, Liberté ». Les exécutions, souvent pour des motifs flous comme « guerre contre Dieu », visent à étouffer toute contestation. Les ONG alertent sur des dizaines d’autres prisonniers toujours menacés de mort, dans un climat de peur renforcé par la censure et les représailles. Le nombre total d’exécutions en Iran a explosé en 2025, atteignant des niveaux inédits depuis les années 1980.