La leçon du blocage d’Ormuz : l’autonomie géopolitique dépend de l’autonomie énergétique
Quand l’Iran a bloqué le détroit d’Ormuz en mars, coupant l’accès à un cinquième du pétrole et du gaz mondial, les pays ont réalisé à quel point leur économie dépendait des énergies fossiles venues de loin. Les conséquences ont été immédiates : hausse des prix, états d’urgence, taxes suspendues ou rationnements dans plusieurs pays, des mesures qui coûtent cher à des États déjà fragiles. Cette crise a servi de rappel brutal : sans contrôle sur ses ressources, un pays peut se retrouver à la merci des décisions d’un autre. Les gouvernements, surtout ceux qui importent massivement, ont compris qu’il fallait repenser leur autonomie énergétique. Une leçon qui dépasse le Moyen-Orient et touche tous les pays, même ceux qui croyaient être à l’abri.