Et si procrastiner était une sagesse oubliée du Moyen Âge ?
Et si traîner devant Wikipédia ou reporter ses tâches n’était pas de la flemme, mais une forme de sagesse oubliée ? Un historien qui étudie les sept péchés capitaux depuis dix ans explique que la procrastination moderne ressemble étrangement à l’*acédie*, un concept médiéval bien plus complexe qu’une simple paresse. Ce n’était pas l’inaction, mais un mélange d’ennui, d’anxiété et de désarroi face à l’impossibilité de se motiver, comme un bateau sans gouvernail. Les penseurs du Moyen Âge ne voyaient pas ça comme un défaut, mais comme une étape possible vers une meilleure connaissance de soi, à condition de rester attentif.