En Israël, avant les élections législatives d’octobre, la sortie de la guerre est absente des esprits comme des programmes
En Israël, à quelques mois des élections législatives d'octobre, la guerre et ses conséquences semblent comme effacées des débats politiques. Les sondages montrent une population de plus en plus sceptique sur l'avenir, sans pour autant imaginer d'autres solutions que la force militaire. Les candidats évitent soigneusement de se montrer moins déterminés que Benyamin Nétanyahou sur les questions de sécurité, comme si la fermeté était devenue la seule monnaie d'échange politique. Les programmes électoraux passent sous silence les pistes pour sortir du conflit, malgré l'urgence ressentie par une partie de la société. L'ambiance générale oscille entre lassitude et résignation, sans que personne ne propose de véritable alternative.